Eric Le Bourhis, "Permanences et réformes dans le secteur du logement en Lettonie depuis 1991", Revue d'Etudes comparatives Est-Ouest, vol. 2010, n°2, juin 2010, Editions NecPlus, p. 171-194.
http://necplus.eu/
Abstract : En Lettonie, la transition dans le secteur du logement est animée par le désengagement progressif de l'État depuis le milieu des années 1990. La mise en oeuvre des politiques réformatrices du logement a rencontré des obstacles qui freinent aujourd'hui la rénovation du parc et a donné naissance à un système du logement bien particulier, se distinguant à maints égards de celui des pays voisins. L'auteur propose ici, en se fondant sur l'expérience de sept municipalités et du ministère de l'Économie, une étude du système letton du logement en transition. Celle-ci comprend une analyse de l'évolution des politiques menées et de leurs échecs, notamment un bilan de la privatisation, et une présentation de la conception du logement social ainsi que du système de gestion et d'entretien de l'habitat.
mercredi 8 septembre 2010
Lettonie. Un regard pragmatique sur la Russie
Céline Bayou, Eric Le Bourhis, "Lettonie. Un regard pragmatique sur la Russie ", Grande Europe n° 23 - août 2010 - La Documentation française © DILA, p. 28-36.
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/
Abstract : Après plusieurs années d’une relation quelque peu chaotique, la Lettonie semble désormais animée par la volonté de mener un dialogue apaisé avec son voisin russe. Il ne s’agit pas, pour les autorités lettones, de faire abstraction des différends – notamment ceux liés à l’histoire – qui opposent encore les deux pays, mais de faire preuve de pragmatisme pour rendre efficace une coopération incontournable. Le moment est doublement décisif : d’une part, la crise économique qui touche le pays exige d’attirer investisseurs et partenaires commerciaux, sans plus se soucier de leur origine géographique ; d’autre part, l’ouverture actuellement constatée en Russie, avec le choix opéré par le duo Medvedev/Poutine, au pouvoir a priori jusqu’en 2012, de mettre en œuvre une politique étrangère plus pragmatique, au service des intérêts (notamment économiques) du pays. Néanmoins, force est de reconnaître que ce renouveau du dialogue avec la Russie s’inscrit dans une tendance amorcée antérieurement, celle de la croissance des échanges commerciaux. Le pragmatisme du discours politique letton en matière de relations avec la Russie pourrait dès lors être analysé comme résultant du constat d’une réalité préexistante plus que comme une initiative nouvelle. Il n’en reste pas moins que ce regard nouveau porté par la Lettonie sur la Russie va de pair avec une décrispation dans le pays même, où plus de 40 % de la population est russophone. Dès lors, le « pragmatisme » revendiqué par la classe politique à l’égard de Moscou ne suffit peut-être plus à expliquer ce phénomène.
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/revues/grande-europe/focus/23/lettonie.-regard-pragmatique-russie.shtml
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/
Abstract : Après plusieurs années d’une relation quelque peu chaotique, la Lettonie semble désormais animée par la volonté de mener un dialogue apaisé avec son voisin russe. Il ne s’agit pas, pour les autorités lettones, de faire abstraction des différends – notamment ceux liés à l’histoire – qui opposent encore les deux pays, mais de faire preuve de pragmatisme pour rendre efficace une coopération incontournable. Le moment est doublement décisif : d’une part, la crise économique qui touche le pays exige d’attirer investisseurs et partenaires commerciaux, sans plus se soucier de leur origine géographique ; d’autre part, l’ouverture actuellement constatée en Russie, avec le choix opéré par le duo Medvedev/Poutine, au pouvoir a priori jusqu’en 2012, de mettre en œuvre une politique étrangère plus pragmatique, au service des intérêts (notamment économiques) du pays. Néanmoins, force est de reconnaître que ce renouveau du dialogue avec la Russie s’inscrit dans une tendance amorcée antérieurement, celle de la croissance des échanges commerciaux. Le pragmatisme du discours politique letton en matière de relations avec la Russie pourrait dès lors être analysé comme résultant du constat d’une réalité préexistante plus que comme une initiative nouvelle. Il n’en reste pas moins que ce regard nouveau porté par la Lettonie sur la Russie va de pair avec une décrispation dans le pays même, où plus de 40 % de la population est russophone. Dès lors, le « pragmatisme » revendiqué par la classe politique à l’égard de Moscou ne suffit peut-être plus à expliquer ce phénomène.
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/revues/grande-europe/focus/23/lettonie.-regard-pragmatique-russie.shtml
mardi 6 juillet 2010
Die Zentrale - Kurt Tucholsky
« Le bureau central » - Kurt Tucholsky, Die Weltbühne, 1925.
Le bureau central sait tout mieux que les autres. Le bureau central a une vue d’ensemble, la conviction d’avoir une vue d’ensemble ainsi que les fichiers. Les employés du bureau central travaillent ensemble dans un grabuge incessant mais ils te donnent une tape sur l’épaule en disant : « Cher ami, de votre poste, vous n’êtes pas en mesure de porter un tel jugement ! Nous, au bureau central… »
La principale préoccupation du bureau central est tout d’abord de demeurer central. Dieu protège l’organe subalterne qui a osé faire quelque chose de son propre chef ! Que cela fût raisonnable ou non, que cela fût nécessaire ou non, qu’il y eût le feu ou non – on doit commencer par interroger le bureau central. Comment serait-il le bureau central sans cela ? Parce qu’il est le bureau central. Retenez-le bien ! Que ceux qui n’en sont pas se débrouillent pour accomplir leur travail.
Ce ne sont pas les plus intelligents qu’on trouve au bureau central, mais les plus malins. Celui qui fait bien son travail est peut-être intelligent, mais il n’est pas malin. Car s’il l’était, il se défilerait et il n’y a qu’un seul moyen pour cela, c’est le projet de réforme. Le projet de réforme conduit à former un nouveau service qui, bien entendu, est directement soumis à l’autorité du bureau central, lui est rattaché et associé… Au milieu, il y en a un qui fend du bois et trente autres le regardent : voilà ce que c’est que le bureau central.
Le bureau central est une institution qui sert à débiliter l’énergie et le dynamisme des subalternes. Des idées, le bureau central n’en a pas, mais les subalternes doivent néanmoins les mettre en œuvre. Le bureau central est encore un peu plus infaillible que le Pape, mais il a depuis longtemps moins bonne mine.
C’est très vite difficile pour l’homme de métier. Celui-ci fulmine contre le bureau central, en déchire les oukases en morceaux pour essuyer ses larmes. Cela étant fait, il épouse la fille d’un chef, monte en grade et accède au bureau central, car c’est une promotion d’entrer au service des fichiers. Une fois arrivé là, il se racle la gorge, ajuste sa cravate et ses manchettes et commence à diriger : au nom du bureau central nommé par Dieu, plein d’un mépris profond pour les simples hommes de métier, brouillé avec ses collègues du bureau central, le voilà, assis comme une araignée au milieu de la toile que d’autres ont tissée, qui empêche le travail intelligent, ordonne des choses insensées et sait tout mieux que les autres.
(Ce diagnostic est valable pour les crèches, les ministères des Affaires étrangères, les journaux, les caisses d’assurance maladie, les offices de forêt et les secrétariats des banques et n’est bien sûr qu’une exagération et une plaisanterie qui ne concerne pas un service particulier : le tien.)
Traduction de l'allemand : Eric Le Bourhis
Texte original disponible sur : http://www.textlog.de/tucholsky-zentrale.html
Le bureau central sait tout mieux que les autres. Le bureau central a une vue d’ensemble, la conviction d’avoir une vue d’ensemble ainsi que les fichiers. Les employés du bureau central travaillent ensemble dans un grabuge incessant mais ils te donnent une tape sur l’épaule en disant : « Cher ami, de votre poste, vous n’êtes pas en mesure de porter un tel jugement ! Nous, au bureau central… »
La principale préoccupation du bureau central est tout d’abord de demeurer central. Dieu protège l’organe subalterne qui a osé faire quelque chose de son propre chef ! Que cela fût raisonnable ou non, que cela fût nécessaire ou non, qu’il y eût le feu ou non – on doit commencer par interroger le bureau central. Comment serait-il le bureau central sans cela ? Parce qu’il est le bureau central. Retenez-le bien ! Que ceux qui n’en sont pas se débrouillent pour accomplir leur travail.
Ce ne sont pas les plus intelligents qu’on trouve au bureau central, mais les plus malins. Celui qui fait bien son travail est peut-être intelligent, mais il n’est pas malin. Car s’il l’était, il se défilerait et il n’y a qu’un seul moyen pour cela, c’est le projet de réforme. Le projet de réforme conduit à former un nouveau service qui, bien entendu, est directement soumis à l’autorité du bureau central, lui est rattaché et associé… Au milieu, il y en a un qui fend du bois et trente autres le regardent : voilà ce que c’est que le bureau central.
Le bureau central est une institution qui sert à débiliter l’énergie et le dynamisme des subalternes. Des idées, le bureau central n’en a pas, mais les subalternes doivent néanmoins les mettre en œuvre. Le bureau central est encore un peu plus infaillible que le Pape, mais il a depuis longtemps moins bonne mine.
C’est très vite difficile pour l’homme de métier. Celui-ci fulmine contre le bureau central, en déchire les oukases en morceaux pour essuyer ses larmes. Cela étant fait, il épouse la fille d’un chef, monte en grade et accède au bureau central, car c’est une promotion d’entrer au service des fichiers. Une fois arrivé là, il se racle la gorge, ajuste sa cravate et ses manchettes et commence à diriger : au nom du bureau central nommé par Dieu, plein d’un mépris profond pour les simples hommes de métier, brouillé avec ses collègues du bureau central, le voilà, assis comme une araignée au milieu de la toile que d’autres ont tissée, qui empêche le travail intelligent, ordonne des choses insensées et sait tout mieux que les autres.
(Ce diagnostic est valable pour les crèches, les ministères des Affaires étrangères, les journaux, les caisses d’assurance maladie, les offices de forêt et les secrétariats des banques et n’est bien sûr qu’une exagération et une plaisanterie qui ne concerne pas un service particulier : le tien.)
Traduction de l'allemand : Eric Le Bourhis
Texte original disponible sur : http://www.textlog.de/tucholsky-zentrale.html
mercredi 17 mars 2010
L’esprit d'indépendance en Courlande: Le cas de la politique du logement
Regard sur l'Est, 15/03/2010En 2006, la Cour constitutionnelle de Lettonie décidait de réduire la marge de manœuvre accordée aux municipalités dans le cadre de la politique du logement, contraignant deux d’entre elles, Ventspils et Liepaja, à parachever le programme national de privatisation lancé en 1995, qu’elles étaient accusées de contourner.
La région de Courlande, à l’ouest du pays, nourrit et voit naître un certain nombre de fantasmes qui lui confèrent un statut particulier en Lettonie. En matière de politique, elle constitue le berceau de la social-démocratie lettone à la fin du 19e siècle et dispose aujourd’hui de ses propres partis. La défiance vis-à-vis du centre est une vertu régionale. Et le conflit portant sur la politique du logement y a pris le visage d’une revanche du centre sur une périphérie rebelle.
Quels étaient les enjeux de ce conflit et qu'en est-il aujourd'hui?
http://www.regard-est.com/home/breve_contenu.php?id=1064
lundi 1 mars 2010
Le théâtre en temps de crise
Lettonie: Le théâtre en temps de crise, entre compromis et renouveau timide.
L’espoir est dans le Dirty Deal
Par Inga FRIDRIHSONE (nachtkritik.de)
Traduit de l'allemand par Eric Le Bourhis pour Regard sur l'Est
http://www.regard-est.com/home/breve_contenu.php?id=1059
Le 23 novembre 2009 ont été décernés, comme tous les ans, les prix lettons du théâtre. Les récompenses dans les catégories les plus importantes, comme metteur en scène et mise en scène, ont été remises au Nouveau Théâtre de Riga (Jaunais Rigas Teatris, JRT), à son directeur artistique, le metteur en scène Alvis Hermanis, et à sa troupe, pour les spectacles Zilakalna Marta (Marta de Zilaiskalns) et Vectevs (Le grand-père). Dans son discours, Hermanis a expliqué que les Lettons pouvaient être fiers de leur culture théâtrale et en particulier de leurs comédiens, et cela il pouvait l’affirmer compte tenu de sa grande expérience à l’étranger. Nous ne serions pas seulement le peuple de chanteurs, comme nous aimons souvent à nous définir. Nous serions également celui des comédiens.
Deux semaines plus tard exactement, le 7 décembre, était annoncée une nouvelle réduction du budget des théâtres. Comme tant d’autres secteurs, le théâtre a lui aussi passé l’année 2009 sous le signe de la crise ou du «grand malheur»[1], euphémisme par lequel les Lettons ont renommé la crise financière. Les subventions de l’Etat aux théâtres ont été par trois fois revues à la baisse au cours de l’année 2009. Après la dernière révision du budget au mois de juillet, il ne leur restait plus que 60% du budget de l’année précédente...
L’espoir est dans le Dirty Deal
Par Inga FRIDRIHSONE (nachtkritik.de)
Traduit de l'allemand par Eric Le Bourhis pour Regard sur l'Est
http://www.regard-est.com/home/breve_contenu.php?id=1059
Le 23 novembre 2009 ont été décernés, comme tous les ans, les prix lettons du théâtre. Les récompenses dans les catégories les plus importantes, comme metteur en scène et mise en scène, ont été remises au Nouveau Théâtre de Riga (Jaunais Rigas Teatris, JRT), à son directeur artistique, le metteur en scène Alvis Hermanis, et à sa troupe, pour les spectacles Zilakalna Marta (Marta de Zilaiskalns) et Vectevs (Le grand-père). Dans son discours, Hermanis a expliqué que les Lettons pouvaient être fiers de leur culture théâtrale et en particulier de leurs comédiens, et cela il pouvait l’affirmer compte tenu de sa grande expérience à l’étranger. Nous ne serions pas seulement le peuple de chanteurs, comme nous aimons souvent à nous définir. Nous serions également celui des comédiens.
Deux semaines plus tard exactement, le 7 décembre, était annoncée une nouvelle réduction du budget des théâtres. Comme tant d’autres secteurs, le théâtre a lui aussi passé l’année 2009 sous le signe de la crise ou du «grand malheur»[1], euphémisme par lequel les Lettons ont renommé la crise financière. Les subventions de l’Etat aux théâtres ont été par trois fois revues à la baisse au cours de l’année 2009. Après la dernière révision du budget au mois de juillet, il ne leur restait plus que 60% du budget de l’année précédente...
jeudi 7 janvier 2010
Winterreise im Osten Deutschlands
Der Zug hielt. die Prinzessin fuhr auf, öffnete die Augen. "Wo sind wir?" - "Es sieht aus wie Stolp oder Stargard - jedenfalls ist es etwas mit St", sagte ich. "Wie sieht es noch aus?" fragte sie. "Es sieht aus", sagte ich und blickte auf die Backsteinhäuschen und den trübsinnigen Bahnhof...
Kurt Tucholsky, Schloss Gripsholm (1931)






Notre mission : partant de Munich, trouver l'endroit exact où le Nordstream devrait à terme sortir des profondeurs de la Baltique et passer sur le continent - et faire le tour des marchés de Noël. Mais c'était compter sans les avaries de la Deutsche Bahn.
Hommage à tous ceux qui ont tenté de prendre le train.


Tout d'abord, "Zu großen Behinderungen im Bahnverkehr kommt es derzeit zwischen Pfaffenhofen und Ingolstadt. Im Bereich des Bahnhofs Rohrbach musste die Bahnstrecke in beiden Richtungen kurz nach 16 Uhr mehrere Stunden lang gesperrt werden."
Puis "Zu großen Behinderungen im Bahnverkehr kommt es derzeit zwischen Falkenberg und Berlin. Im Bereich des Bahnhofs Jüterbog musste die Bahnstrecke in beiden Richtungen kurz nach 9 Uhr mehrere Stunden lang gesperrt werden."
Quand tout à coup "Zu großen Behinderungen im Bahnverkehr kommt es derzeit zwischen Neubrandenburg und Stralsund. Im Bereich des Bahnhofs Altentreptow musste die Bahnstrecke in beiden Richtungen kurz nach 20 Uhr mehrere Stunden lang gesperrt werden."

















Kurt Tucholsky, Schloss Gripsholm (1931)






Notre mission : partant de Munich, trouver l'endroit exact où le Nordstream devrait à terme sortir des profondeurs de la Baltique et passer sur le continent - et faire le tour des marchés de Noël. Mais c'était compter sans les avaries de la Deutsche Bahn.
Hommage à tous ceux qui ont tenté de prendre le train.


Tout d'abord, "Zu großen Behinderungen im Bahnverkehr kommt es derzeit zwischen Pfaffenhofen und Ingolstadt. Im Bereich des Bahnhofs Rohrbach musste die Bahnstrecke in beiden Richtungen kurz nach 16 Uhr mehrere Stunden lang gesperrt werden."
Puis "Zu großen Behinderungen im Bahnverkehr kommt es derzeit zwischen Falkenberg und Berlin. Im Bereich des Bahnhofs Jüterbog musste die Bahnstrecke in beiden Richtungen kurz nach 9 Uhr mehrere Stunden lang gesperrt werden."
Quand tout à coup "Zu großen Behinderungen im Bahnverkehr kommt es derzeit zwischen Neubrandenburg und Stralsund. Im Bereich des Bahnhofs Altentreptow musste die Bahnstrecke in beiden Richtungen kurz nach 20 Uhr mehrere Stunden lang gesperrt werden."

















mardi 8 décembre 2009
La fondation de Riga
Andrejs Pumpurs, Lacplesis - l'épopée nationale lettone, jamais traduite en français
IVe chant - La fondation de Riga
Traduction par Eric le Bourhis
A l’embouchure de la Ridzina, sur les bords de la Daugava,
Des centaines de personnes travaillaient
Coupaient, creusaient, frappaient, forgeaient,
Edifiaient une ville nouvelle.
Des remparts pour la fortifier,
Une cathédrale en son centre,
Et tout autour d’elle on bâtissait
Voûtes, piliers et couloirs sombres ;
La ville sur la Ridzina
Fut nommée Riga.
C’est l’évêque Albert, dans ses murs sombres,
Qui régnait sur Riga,
Il envoya prêtres et chevaliers
A travers la région;
Partout ces derniers commencèrent
A enseigner, à baptiser, à voler, à égorger.
Ils érigèrent deux premiers châteaux –
Ikskele et Salspils.
La peur et l’effroi s’emparèrent
De toute la région de la Daugava;
Le peuple comprit trop tard
Qu’ils avait été trompé.
Pour tous les attaquants étrangers
Riga était un refuge,
Quand le nom de Riga était mentionné
Le peuple, lui, s’écriait avec tristesse :
" Riga, combien as-tu versé du sang de nos frères ?
Riga, combien as-tu extorqué
De larmes et de lamentations !
Riga, combien as-tu dévasté
De nos champs et de nos semences!
Riga, combien as-tu brûlé
De nos maisons et de nos refuges?
Riga, combien as-tu mangé
De notre maigre pain ?
Riga, combien as-tu bu
De notre propre bière ?
Riga, combien as-tu emporté
Des biens que tu nous as volés !
Riga, combien as-tu pris
De liberté à nos frères !
Riga, dis-moi,
Que pourrais-tu encore convoiter ? "
IVe chant - La fondation de Riga
Traduction par Eric le Bourhis
A l’embouchure de la Ridzina, sur les bords de la Daugava,
Des centaines de personnes travaillaient
Coupaient, creusaient, frappaient, forgeaient,
Edifiaient une ville nouvelle.
Des remparts pour la fortifier,
Une cathédrale en son centre,
Et tout autour d’elle on bâtissait
Voûtes, piliers et couloirs sombres ;
La ville sur la Ridzina
Fut nommée Riga.
C’est l’évêque Albert, dans ses murs sombres,
Qui régnait sur Riga,
Il envoya prêtres et chevaliers
A travers la région;
Partout ces derniers commencèrent
A enseigner, à baptiser, à voler, à égorger.
Ils érigèrent deux premiers châteaux –
Ikskele et Salspils.
La peur et l’effroi s’emparèrent
De toute la région de la Daugava;
Le peuple comprit trop tard
Qu’ils avait été trompé.
Pour tous les attaquants étrangers
Riga était un refuge,
Quand le nom de Riga était mentionné
Le peuple, lui, s’écriait avec tristesse :
" Riga, combien as-tu versé du sang de nos frères ?
Riga, combien as-tu extorqué
De larmes et de lamentations !
Riga, combien as-tu dévasté
De nos champs et de nos semences!
Riga, combien as-tu brûlé
De nos maisons et de nos refuges?
Riga, combien as-tu mangé
De notre maigre pain ?
Riga, combien as-tu bu
De notre propre bière ?
Riga, combien as-tu emporté
Des biens que tu nous as volés !
Riga, combien as-tu pris
De liberté à nos frères !
Riga, dis-moi,
Que pourrais-tu encore convoiter ? "
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